
Une alliance culturelle et institutionnelle forte a marqué, ce dimanche 2 août 2026, la cité des Grands-Ponts. Entre hommages appuyés aux figures de la République, reconnaissance du rôle moteur des femmes et communion fraternelle, Dabou a vibré au rythme de la concorde nationale en présence du Médiateur de la République, M. Gaoussou Touré.
La ville de Dabou a été le théâtre d’une vibrante démonstration de cohésion sociale et de brassage culturel à l’occasion de la célébration du « Djagassa Keinin », une fête d’intégration et de fraternité placée sous le signe de l’unité entre les communautés locales Adjoukrou et les ressortissants du district du Denguélé.
« Cette cérémonie est bien plus qu’une simple fête : elle est l’expression de notre identité et des valeurs qui nous rassemblent. Le « Djagassa », une expression propre aux Odiénéka, évoque l’engagement sans faille, la détermination, la franchise, l’honnêteté, l’amour et la fierté de son appartenance culturelle. Ce sont ces valeurs que nous voulons aujourd’hui célébrer, transmettre et partager avec nos frères et sœurs de Dabou et des Grands-Ponts », a souligné Mme Sanogo épouse Soumahoro, 2 ème adjte au Maire et responsable de l’organisation.
Cette rencontre, qui a réuni un parterre de personnalités administratives — dont le corps préfectoral —, ainsi que des autorités politiques, coutumières et religieuses, a permis de célébrer les valeurs cardinales de travail, de franchise et de solidarité portées par les populations odiénéka vivant dans la région.
Les femmes du Denguélé à l’honneur :
Moment fort de cette célébration, la mise en avant de la bravoure et du dynamisme des femmes du Denguélé établies à Dabou. Saluées unanimement pour leur engagement quotidien, elles ont été désignées comme les véritables gardiennes du patrimoine culturel et des moteurs du développement local.
« Merci à Dabou qui a rassemblé toutes les femmes et tous les jeunes du district du Denguélé qui sont là aujourd’hui. Pour nous, c’est une fierté : » Il s’agit d’une manifestation des femmes du district du Denguélé, et qui dit les femmes du district du Denguélé dit les braves collaboratrices du Médiateur », a déclaré le Grand Médiateur de la République, Gaoussou Touré.
Et d’ajouter : « Nous avons toujours pour devise à Odienné que tout ce que vous faites en politique, comme dans toutes les activités, si vous n’avez pas les femmes, il faut arrêter, ça ne vaut rien. Mais quand les femmes sont là, il faut continuer, parce que le succès sera toujours au rendez-vous. »
D’illustres personnalités au rang desquels figure le dynamique Doumbia Tahirou, président de l’organisation Agir pour les Grands-Ponts — ont rappelé que le succès des initiatives communautaires repose en grande partie sur l’implication active et résolue de ces mères et sœurs courageuses, véritables symboles de concorde.
Également un hommage unanime au Médiateur de la République et aux cadres a été salué.
Cet événement a également été marqué par la célébration solennelle de la nomination du Médiateur de la République, Gaoussou Touré, le 10 mars 2026. un homme décrit par ses pairs comme un pionnier de dialogue, de paix et de consensus. Sa présence aux côtés des populations de Dabou a traduit son attachement indéfectible aux valeurs de rassemblement. En guise de reconnaissance, les autorités locales lui ont remis de nombreux présents.
La cérémonie a par ailleurs mis en lumière l’intégration réussie et exemplaire de la communauté du Denguélé au sein de l’administration municipale de Dabou.
Le maire de la commune, Yédé Gnagne Jean-Claude — chaleureusement adoubé et honoré au cours des festivités —, a su tisser des ponts solides en intégrant des cadres de cette région au cœur de la gouvernance locale, notamment à travers des postes de premier plan au sein du conseil municipal.
Un pont fraternel salué par le Gouvernement
Présent aux côtés des populations, le Ministre des Sports, Adjé Silas Metch, a salué la vitalité de ce partenariat interrégional. S’exprimant avec ferveur, il a rappelé l’importance de maintenir ce dialogue permanent entre les Grands-Ponts et le Denguélé, tout en saluant l’exemplarité de cadres engagés tels que Cissé Brahima et Aïssata Sanogo, qui œuvrent au quotidien pour le rayonnement de leur cité.
Cette journée mémorable, empreinte de joie, de danse et de partage, restera gravée dans les annales comme le symbole vivant d’une Côte d’Ivoire unie, solidaire et résolument tournée vers le progrès partagé.
Justifiant les motivations d’une telle initiative historique, le maire Yédé Gnagne Jean-Claude est revenu sur les raisons profondes qui ont motivé l’organisation de cet événement :
« À ces femmes, nous louons la dignité, la valeur de travail, et surtout le rôle crucial joué dans la cohésion de notre ville. Vous savez, Dabou a traversé des moments difficiles, particulièrement avec nos frères du Nord. Nous avons profité de cette année pour lancer cette première initiative de rassemblement, en honorant tout particulièrement ces femmes qui ont souffert dans leur chair pendant cette période, et qui, malgré l’épreuve, ont su faire preuve de résilience. Aujourd’hui, nous ne faisons plus qu’un avec ces femmes qui ont tenu bon pour leurs enfants, leurs époux et dans les marchés. Il fallait s’arrêter un instant pour leur dire merci. C’est dans ce cadre-là que nous avons tenu à leur rendre cet hommage mérité. »
Metch Jonas